Comme s'il s'était soudain senti écœuré par la nourriture qu'il mangeait, Pierre Salagnon écarta son assiette en exhalant un soupir qui donna l'impression d'emplir la salle basse où il soupait en compagnie de la Rose, sa femme - une grande et forte créature qu'on réputait porter la culotte dans son ménage - et de la servante, Marie, une gamine de dix-huit ans avec un petit derrière de rien du tout et une poitrine dont on remarquait essentiellement l'absence.