En début de soirée, vers les huit heures, il y avait bien eu Harugorô, de la poissonnerie de la ruelle, qui, tout éméché, avait fait irruption chez Suruga-ya, le prêteur sur gages, en faisant joyeusement tinter son argent dans la grande poche de son tablier de travail avant d'en extraire la pièce de deux shu qu'il avait reçue l'autre jour, encore fraiche de la frappe, d'un fonctionnaire de la guilde des monnayeurs, et avait ainsi dégagé ses vêtements de printemps — un hanten et un haori — laissés au clou depuis plus de trois mois ; mais après son départ, probablement à cause du temps exécrable, aucun autre client n'avait passé sous le rideau d'entrée de la boutique, d'habitude pourtant bien achalandée.