16 août 2020
Le jour où Laurent Dahl (qui n’avait pas eu le temps de se faire faire un faux passeport au nom de Simon Tanner, comme il en avait manifesté plusieurs fois la velléité) sauta dans un taxi boulevard Haussmann pour se rendre à l’aéroport, cet après-midi de décembre où acculé par quelque chose de corrosif qui prospérait depuis plusieurs semaines il fut contraint de prendre la fuite, d’abandonner statut social, petites filles, domestiques, appartement à Londres, conversations spirituelles au téléphone, la seule pensée digne d’intérêt sur laquelle il s’attarda fut pour une inconnue qui n’existait pas rencontrée dans un train dix mois plus tôt.